L’abreuvoir

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Le chandelier qu’éclairait les mères
Embrassa ma danse de tête cristal
Et velours bleu, sur le petit
Lac-à-la-mouche, cet endroit où il fait beau
D’être avec vous

Et voilà que les lumières
Blanches, étincelantes petites fées
Guide spirituel dans mon texte et sur la
Bouche à oreille comme si personne ne le savait
Déjà, je t’aimais

Il commença à me chatouiller
L’intérieur de mon corps est mauve
Ça goûte la guimauve entre deux biscuits avec du chocolat fondu
Parlant le feu des dieux, Je veux et
J’exige du mérite, l’existence de mes rêves

J’admet que la vie est laide
Mon humeur est dans un biscuit chinois
Toi et moi dans l’eau qui vibre de nous
Un trèfle de carreaux rouges et
Noir comme mes ailes, j’amorce ma
Grande comme la plus haute des girafes de la
Jungle et jeux de survie, les parloirs
Étouffants des chansons d’amour
Autour de tiges rouges

Je pense à chaque seconde qui sépare
Les courbes de nos réalités divines
Mêlées dans ma tête
Mais non pas dans mon cœur
Je lave mes mains et j’enlève
Mes boucles d’oreilles papillons

Je m’endors sur les berceuses vagues
Suçant de la cannelle
Pour mieux digérer tout ça

*Un texte de Roméo Lavallois, Ariane Tremblay-Gingras & Marie-France Soÿ Lirette

Mon drapeau noir

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Photo de Soÿ, Oussama Kechab & Vivienne
Prise par l’ordinateur de Noire Mouliom

Un jour
Je suis poète
Mon drapeau noir
Mon drapeau noir
Tu nous décadre
Tu nous chante la berceuse chaque soir
Ta houle sur nos cheveux
Tes doigts dans nos cous
Mon drapeau noir

Nos statues sont érectées pour toi
C’est dans le vide même que tu nous conduis
Pour nager
Nous sommes les maîtres
Ensemble goutelettes
Nous formons la pluie
Mon drapeau noir
Saches que nous crions pour toi
Ces chansons sont tonerre
Mon drapeau noir

Tu es notre mère
Je t’aime maman d’amour
Tu es ma meilleure amie

L’alarme

Je regarde cette toilette chimique bleue
Autoroute 19 Un changement arrive
Elle me fait penser à Woodstock en Bauce, Qc. en 2009
La fois où j’ai chié vert
La première fois, la première rencontre
Avec le métal dans tous ses sens

Fais ce qu’il te plait, quand ça te plait
Mes bottes sabots noirs
Je marchais à travers les cannes de bière
C’était chique

Tu ne poses pas de questions et t’avances
Même mes bracelets en cordes ont rouillés
Steeve a coupé ma brasière pour lui faire
Un noeud
Les attachements
Défaire pour reconstruire 
Capté l’invisible de l’amour véritable

Nous sommes les nuages et le soleil
Plus loin sur mon chemin, on se rallume
Église Sainte-Béatrice d’Auteuil, dans le parking
Face a face avec madame la statue du pti-jésus
Peinture Blanche et pluie verte

Bras ouverts
Coeurs au centre
Je te feel, c’est-à-dire, je te ressens
Oh! Les feuilles d’automne sèches
Entrent dans ma tête
Un après-midi à 15h46

La meilleur poésie remède
J’aime la vie car j’aime la mort
Derrière mes soleils-lunettes
J’étais dans la boîte du Pick-up à Mario
Plein d’eau
On se salie pour se laver

Le bus passe & je suis une fleur que personne ne voit
Quand tu réalises que tu es un grand rien
C’est le début de la construction du voilier
Qui deviendra témoin du rêve
L’Anarchie qu’est-ce ?
Je me laisse courtiser
Par des ailes
Des oreilles
Ah! Des yeux

Marie-France Soy Lirette    27 octobre 2014

Salle de bain

Parfum bouteille

Rose corbeille

Hélice mur

Bleu rince-bouche

Blanc tirroir

Brun calcium

Tire pour voir

Paille de son

Lunettes de mamie

Brosse à cheval

Savon chlore

Salle de bain, on passe tout notre temps à regarder

Le miroir

Skeez

ScEez Photo par Soÿ

SkEez
Photo par Soÿ

CommeNt la vie passe et repasse

Si un moment donné dans le temps-on grandie différemment-on vieilli

C’est de recevoir le savoir sacré  celui du cycle de la vie

on naît, on grandie, on vieilli, on meurt, et encore

Encore, tout le temps et voilà le début du chaos de mon coeur

C’est avec l’espace que je me puisse m’imaginer tout arrêter

Figé le temps, pour.. mais peut-être que je le fais déjà en la dimension du tout-le-temps

Je me questionne sur la narration, l’histoire même, que suis-je, est-ce là le début de ma quête, mon voyage.

Le grand voyage***les montagnes sourires

Thuruz

La forêt est noire car elle est le coeur qui fait briller mon espoir

SKeez-mariea–

Potion Sexe

De ma chevelure verte

Je crée des potions sexe

Des sorts sortant d’étangs

Je recherche l’âme de l’eau

Au travers les flammes

Tu es l’Arbre au tronc noir

Au feuilles bleues ciel

Tu es le songe des bienveillants

Voilà la terre qui mouille

Le monde enter est une perception

Par les reptiles des ténèbres colorés

Un bébé organique me mange

Et on se touche en famille

Caresse orale en visite

Derrière les montagnes ton cou

Ton odeur qui annonce la moisson

Fait jouir la foule

Pousse-moi du ravin

Que je vive à tout jamais

Tu mets tes mains et tules ressens

Parce que je laisse échapper

Un souffle de boucane

Tu m’embrasses les clavicules

Tu aimes ça car tu t’imagines

Qu’il n’y a pas de peau

Entre ta langue et mes ossements

En puis je suis nu, à poil, sur le dos

En plein milieu du plafond

Tu adores

Parce que j’ai envie de tes doigts

Qui entrent dans ma cage thoracique

Que tu me prennes dans les airs

À en déchirer les tissus

Des plus grandes fenêtres

La colonne vertébrale est à lécher

Mon clitoris tel un petit pénis

Les doux doux bourgeons

Soufflant la lueur de la bougie fatiguée

Je me lance

Entre ces cinq murs

Dans un brouillard décor

Je regarde un porno antique de 1915

En admirant les vents

Qui sourient ou pleurent en se doigtant

Les plumes

De la fontaine grandissant de ma tête

On crie à l’enterrement

Et jamais on ne meurt

Dans cette idée-ci, c’est un gangbang

Un lance-pierre

C’est comme des jambes écartées

C’est comme des ailes

Je t’aimerai toujours.
Signé Marie-France Soÿ la ultima

Potion Sexe, lu publiquement le 12 juin 2013 à la coop Touski, Montréal.

La visite de K’esus

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Peinture TOUT, de K’esus, Johnny, Fnord, Kch, Guess Who, 2012

Vivian souriait
Le genre de sourire que K’esus n’avait jamais vu avant
C’était brillant et cynique, il reconnu ses pouvoirs oubliés

Pour un moment, il senti de l’espoir
Dite sauvage
Parfois, c’était un cauchemars
Puis, on poussait la pensée plus loin
Ses charmes étaient mortels, confortable

Elle aimait le ciel, comme un poison
Une tempête de sable ragea
Au travers le sol du crâne de Monsieur K’esus
Générant des vagues derrière ses yeux
Des sphères de pure cristal, en expansion

Vivian écrivait la couleur de ses doigts
Comme magique Elle voyait
Au travers ses mains
Son sang arc-en-ciel sur le rêve

Il était sorcier, a grande pomme
Elle était magicienne, a grand bras

Quand il était à la porte, la rouille apparaissait
Magnifique et cruel
K’esus répetait
Magnifique et cruel

Vivian & K’esus, the goddess

 –

Marie-France, témoin/ti-moine

La question de la clôture

La clôture. Délimitation, agression. Séparation fattale. Ré-appropriation de territoire absent. Inconnu, autre. Enclos, fermeture. Fenêtres. C’est en mangeant la terre que l’on devient habitant. De galaxies en traineaux, abolition, divorce de l’idéologie. La clôture. Établissement, glissement. Accrochage, décontorsion. Paturage ou paturé? La cloture. La cloture.

Marie-FrAnce Lirette, poète langue verte

Sur la pensée magique

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C’est un grand jardin illogique
Au bout de la route des prés
C’est notre demeure

Voilà l’enfant fantasmagorique
Qui porte en guise de doigts, les clés
Non celles de la tristesse, plutôt des pleurs

C’est le navire qui zigzag
Dans le non chemin
Des pèlerins véritables
Ceux qui n’ont point peur
Qui vivent de rêves

La réalité est choisie selon le repos
Désiré Nous savons déjâ
Ce que nous faisons

Car nous nous voyons
De par le temps de par maman

Marie-France Lirette, momzy

Bernadette

Bernadette Photo par Marie-France de la Soy

Bernadette
Photo par Marie-France de la Soy

Elle me parle de monter la montagne, elle me parle d’escalader le mur de cristaux.
Nous nous sommes donnez rendez-vous au bas de la montagne St-hell-Air, le 26 septembre 2014. À chaque monté, on ne sait jamais ce qui va se produire. C’est la deuxième montagne que j’escalade dans ma vie, je parle ici de prendre le chemin le plus dure pour arriver au sommet. Je ne suis jamais les chemins, je prend le bois. Si je veux atteindre le sommet de mon moi-même, je dois devenir forte et c’est en discutant avec la forêt que je ramasse mes clés, celles qui ouvriront les portes de mon esprit et donc de la montagne. Chaque montagne est différente, elle renferme des secrets des plus sacrés. Je ne suis pas la première à y aller et non pas la dernière. C’est ainsi que nous avons stationné la voiture, mes trois amis loups : l’éclaireur gémaux de l’air, le garde bélier du feu, le scorpion narrateur de l’eau et moi la sirène scorpionne des fonds sombre de l’eau.
Nous avons laissé la voiture en cachette chez la bourgeoisie, face à aucun chemin. Nous avons préparé notre voyage et nous sommes parti pour 8h d’escalade, accompagné de rien sauf nos envies et notre motivation. J’ai une figurine que j’appelle Queen of the Edge, elle représente la confiance au bout du ravin. On ne tombe pas, on monte toujours. Voilà nous partons. Il y a deux côtés à la montagne, le côté avec des sentiers et celui de préservation naturelle. Nous prenons la préservation. Un derrière l’autre nous nous sommes suivi, nous avons traversé d’abord un champs de rosiers piquants, j’étais en mini-jupe, faut bien être belle pour rencontrer la montagne. Nous avons monter, sans aucun sens sauf celui d’aller tout droit en quête d’un lac dont on nous avait parlé. On voulait se rendre à l’eau, la guérisseuse.
On a grimper, on a du se prendre une branche bâton chacun, car c’était trop apique pour y aller à deux pattes. Entre trois pattes et quatres pattes nous avons monté et monté encore. S’arretant à plusieurs checkpoints, comme un jeux avec madame montagne. C’était difficile, mes loups m’ont encourager, on l’a fait tous ensemble. Quand il n’y a pas de chemin, tu suis ton instinct, quand tu doutes, tu demandes à tes frères. Ils connaissent la même réponse que toi.
J’ai tellement de choses à écrire. Oh regardez sous mes yeux-rivières, cet espèce de lychen pour faire monter au cieux. La baigneuse ensorcelé ensolleilé.
Nous arrivons au vent. Après avoir traversé toutes sortes de végétation, pénétrer tous les éléments, nous arrivons au sommet, notre sommet. Alors on décide de faire un feu. C’était un grand feu, c’est le bélier qui s’est occuper de faire naître le feu, c’est toujours comme ça, il est le maître du feu. Nous avons alimenter le feu jusqu’a avoir assez de lumière pour nourrir nos quatre coeurs et tous les esprits qui nous accompagnait. Durant la montée Loup gémaux cherchait une certaine Bernadette.  » Bernadette ? C’est vous ? Bernadette ou etes-vous ?  » Et ainsi nous avons emmener avec nous cette fameuse Bernadette qui semblait nous connaitre et que nous semblions connaitre très bien. Nous l’avons appelleé jusqu’au feu. Un fois installé autour du feu et après avoir atteind l’ampleur désirée, Bernadette est revenu, elle était dans le feu même. Avec nos branches bâtons que nous avions aiguisées et apprivoisées lors de la montée, nous avons jouer commencé à remuer le feu, comme une potion magique. Nous avons ri comme des sorciers heureux de laisser dans le feu nos énergies négatives. J’ai tellement ri, à un certain moment je suis sorti de mon corps et je me suis vu à un niveau de bonheur si élevé que je me mise à pleurer. Des larmes et des larmes de joie, de réaliser qui je suis, une femme de la fôret. De ne faire qu’un avec mes loups, mes arbres, mon feu. J’y laissa mes larmes, c’était magnifique même spectaculaire. On dit que la femme est forte car elle a la capacité de pleurer. Je me suis vu grandir, toucher le ciel et être comblé d’être moi.  »Je suis extraordinaire, comme tout le monde », ça je le repeterai jamais assez. I’m the mother of dark light. Vers la fin du feu, il ne restait que la jambe de Bernadette. Mais qui est-elle ? Notre témoin peut-être, notre guide qui sait.
Le feu éteint, le sommet atteint. Nous cherchons toujours le lac. Alors on a repri la route, l’antiroute, soudainnement nous avons apperçu de la lumière et des rires humains. Je me demanda si c’était le vide que nous voyions au loin, le ravin. On s’est approché doucement en se cachant derrière les arbres, trop sauvage pour rencontrer l’autre. Il y avait comme une réunion de druide au loin. Tout à coup, les lampes de poches se sont approché de nous, on est devenu immobile. Pourquoi? Car nous étions les arbres. Nos silhouette et nos sacs nous on trahi, les deux humains s’approchèrent. Bien que restant immobile, jusqu’au plus longtemps, il vinrent à nous. C’est dans ses circonstances qu’on utilise le passé simple. Nous fûmes la rencontre de deux jeunes gens, on s’est présenté et ils nous ont indiqué ou était le lac. Merci. Pas plus d’interraction, nous n’étions pas intéressé à socialiser. Bien que voyant deux courant de lumière au loin, celle de gauche était la grande maison au sommet du mont, la lumière de droite nous conduit au lac. Un beau lac au milieu de cette montagne, certain disent que c’était un volcan , il y a bien longtemps, qui n’a jamais eu son orgasme. L’eau était chaude, mais pas assez pour nous convaincre de nous baigner. Le gémaux aurait bien sauté si nous avions été plus motivé. Pour moi, la peur était présente, un grand lac noir, ça reste fébrile et puissant. Checkpoint.
Le but était atteint encore une fois. On marche dans nos traces. La nuit n’est pas fini, on veut continuer. Alors on décide de marché la déscente. Sans lumière, nous avions le feu dans nos corps. En bas de la montagne on a trouvé des vergers, des cadeaux fruits de mère terre. On a croqué les pommes, on a mangé des poires et des prunes. C’était un grand merci et un grand butin pour nous pirates sauvages de nos âmes. On a marché le village qui dormait, nous étions les pionniers de nos têtes cornues.
Une fois de retour dans la voiture, nous sommes retourner dans nos maison civilisé, dans la grande ville sans sens. La route était un tobogant qui descendait du ciel. On revenait d’aller toucher les étoiles pour se rendre dans nos lits matériel. Avec nos bâtons dans la voiture, ils prenaient beaucoup plus de place de quand la forêt. Des simples branches à la hauteur de nos têtes, des simples têtes à la hauteur de la montagne St-Hell-Air.
Scorpion et bélier se sont couchés entrelacés, ils sont devenu des vieilles branches.
As-tu déjà traversé un champs de rosiers en mini-jupe, qui pique et qui laisse des marques sur tes cuisses ? As-tu déjà fais l’amour aux branches ? As-tu déjà bruler un feu un sommet d’une montagne accompagné du vent du Nord ? As-tu déjà rencontré Bernadette ?
As-tu déjà été plus loin que ton toi-même ?
Merci l’univers, la montagne, les crystaux, les esprits, merci mes loups & surtout, merci à moi, la plus forte de mon histoire. Car à la fin de la journée, quand tu rentres dormir, tu es / je suis le personnage principal de mon histoire. Je suis tout et rien. Je suis la montagne.
J’ai mon premier Walking/Climbing stick. Je commence ma collection.

Avec amour, au plaisir de rencontrer mes prochaines soeurs montagnes.

Marie-France Soy, la femme qui renait à tous les jours.